Airbus a publié ses résultats financiers pour les neuf premiers mois de l’année, affichant un volume de 547 avions commerciaux livrés et un chiffre d’affaires s’élevant à 50,6 milliards d’euros. Le constructeur maintient l’ensemble de ses prévisions annuelles malgré un contexte opérationnel et géopolitique exigeant.

Les données consolidées communiquées depuis Amsterdam confirment une progression des livraisons par rapport aux 507 appareils recensés sur la même période en 2025. Cette dynamique permet à l’entreprise de consolider sa position sur le marché mondial en dépit de tensions persistantes sur les chaînes d’approvisionnement.

Progression des livraisons et dynamique commerciale

Sur les 547 appareils livrés à fin septembre, le détail par famille montre la domination des mono-couloirs. Le constructeur a ainsi acheminé 68 appareils A220, 428 de la famille A320, 13 avions long-courriers A330 ainsi que 38 gros-porteurs A350.

Le chiffre d’affaires global progresse de 7 % en glissement annuel, passant de 47,4 milliards d’euros à 50,6 milliards d’euros. Cette hausse est principalement portée par la division des avions commerciaux, dont les revenus augmentent de 8 % pour atteindre 36,7 milliards d’euros.

Côté commercial, les performances s’avèrent solides avec 1 174 commandes brutes enregistrées. Après déduction des annulations, le total des commandes nettes s’établit à 1 105 unités, portant le carnet de commandes global du constructeur à 9 310 appareils.

Un troisième trimestre en retrait sur les marges

Malgré les bons chiffres cumulés sur neuf mois, le troisième trimestre présente des indicateurs en léger repli. Le chiffre d’affaires trimestriel recule de 2 %, s’établissant à 17,469 milliards d’euros contre 17,826 milliards d’euros un an plus tôt.

L’EBIT ajusté consolidé du trimestre recule quant à lui de 9 %, à 1,768 milliard d’euros. Pour la seule activité des avions commerciaux, le résultat opérationnel sectoriel cède 12 %, s’établissant à 1,375 milliard d’euros contre 1,556 milliard d’euros au troisième trimestre 2025.

Sur l’ensemble des neuf mois, l’EBIT ajusté global progresse tout de même de 8 % pour atteindre 4,495 milliards d’euros. Le résultat net consolidé s’établit à 3,587 milliards d’euros, contre 2,641 milliards d’euros sur la période correspondante de l’exercice précédent.

Défense, espace et hélicoptères : des dynamiques contrastées

Les différentes filiales et divisions du groupe européen affichent des trajectoires opérationnelles divergentes. La division Defence and Space enregistre un net redressement avec un EBIT ajusté de 672 millions d’euros, en hausse de 60 % par rapport aux 420 millions d’euros de l’an dernier.

La prise de commandes de cette branche atteint 11,5 milliards d’euros, soutenue notamment par des contrats institutionnels majeurs. Dans le domaine spatial, Airbus et ses partenaires poursuivent le développement de programmes stratégiques, à l’image des satellites de seconde génération Galileo.

À l’inverse, Airbus Helicopters voit son EBIT ajusté reculer à 445 millions d’euros contre 495 millions d’euros, malgré des revenus stables à 5,6 milliards d’euros. La division a livré 226 appareils et dispose d’un carnet de commandes s’élevant à 1 122 hélicoptères.

Trajectoire industrielle et pression sur la trésorerie

Le groupe confirme ses ambitions de montée en cadence pour les années à venir. La production de la famille A320 vise une cadence de 70 à 75 appareils par mois d’ici fin 2027, tandis que l’A220, l’A350 et l’A330 planifient des hausses progressives de cadences.

Cette accélération industrielle pèse toutefois sur les flux financiers à court terme. Le cash-flow libre avant financement clients ressort négatif à 1,268 milliard d’euros, en raison des besoins en fonds de roulement liés à la production.

La trésorerie nette du groupe fond ainsi de 12,2 milliards d’euros fin 2025 à 7,0 milliards d’euros à fin septembre 2026. La trésorerie brute passe simultanément de 27,2 milliards d’euros à 21,9 milliards d’euros, reflétant les investissements continus et l’intégration de structures comme Spirit AeroSystems.

Perspectives annuelles et objectifs 2026

Pour l’ensemble de l’exercice 2026, la direction maintient ses objectifs initiaux, tablant sur environ 870 livraisons d’avions commerciaux. Le groupe vise également un EBIT ajusté d’environ 7,5 milliards d’euros et un cash-flow libre d’environ 4,5 milliards d’euros.

Pour atteindre ces cibles, le constructeur devra intensifier ses livraisons durant le quatrième trimestre. Le directeur général Guillaume Faury a souligné l’importance de maintenir la rigueur opérationnelle face à un environnement macroéconomique et géopolitique complexe.

FAQ

Combien d'avions Airbus a-t-il livrés sur les neuf premiers mois de 2026 ?

Airbus a livré un total de 547 avions commerciaux au cours des neuf premiers mois de l’année 2026, comprenant notamment 428 appareils de la famille A320 et 38 gros-porteurs A350.

À combien s'élève le chiffre d'affaires d'Airbus sur la période ?

Le chiffre d’affaires consolidé d’Airbus atteint 50,6 milliards d’euros pour les neuf premiers mois de 2026, marquant une progression de 7 % en glissement annuel.

Quel est le niveau de la trésorerie nette du groupe ?

La trésorerie nette d’Airbus s’établit à 7,0 milliards d’euros à la fin du mois de septembre 2026, contre 12,2 milliards d’euros enregistrés à la fin de l’exercice précédent.

Com informations de Portal de Notícias.

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